201912.05
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Début de la 43e législature du Parlement du Canada


Le rôle des oppositions en Chambre sera plus important que lors du dernier mandat. Il sera intéressant d’observer comment chaque groupe tirera son épingle du jeu dans les processus législatifs, particulièrement dans les comités parlementaires. Les oppositions pourraient, par exemple, forcer l’étude d’un sujet, faire témoigner des individus lors de controverses ou encore, retarder ou même bloquer le progrès de projets de lois.


Outre la formation du Cabinet, il importe d’analyser la composition des comités du Cabinet, particulièrement le comité présidé par le premier ministre. Ce dernier est responsable d’assurer le suivi des progrès réalisés relativement au programme et aux priorités du gouvernement, ainsi que des communications stratégiques. Il s’agit de l’entité la plus puissante du gouvernement canadien : toutes les décisions les plus importantes se prennent à sa table. Par exemple, si le gouvernement devait, dans le futur, décider d’envoyer des soldats en zone de guerre, c’est ce comité qui prendrait la décision. Les ministres qui y siègent sont donc considérés comme particulièrement importants et occupent une place de choix dans le premier cercle autour du premier ministre. Mélanie Joly et Pablo Rodriguez siégeront tous deux sur ce comité.


Avec 32 députés, le Bloc Québécois est revenu en force et rivalisera avec les 35 députés libéraux pour être la voix du Québec. La grande force du Bloc sera d’imposer des enjeux québécois à la Chambre des communes, alors qu’il est le seul à regarder les enjeux uniquement par la loupe québécoise.  En campagne électorale, le Bloc a été clair sur le fait qu’il allait soutenir les positions faisant consensus à l’Assemblée nationale du Québec. Toutefois, il faudra surveiller comment le parti d’Yves-François Blanchet pourra naviguer entre ses positions et celles du gouvernement du Québec lorsqu’elles seront différentes.