Parti conservateur - Les quatre travaux du prochain chef

18 décembre 2019

L'angle TACT

Qui que soit le prochain chef du Parti conservateur du Canada, la tâche ne sera pas facile. Car, bien que la formation politique a obtenu plus de votes que le Parti libéral lors du scrutin du 21 octobre, la route vers le pouvoir reste semée d’embuches.

Le nouveau chef devra s’attaquer à plusieurs tâches dès les premiers jours de son règne. En voici quatre (4) parmi celles qui nous paraissent prioritaires.

1 — Comme tout chef de parti à la suite d’une course au leadership, le prochain leader conservateur devra s’atteler à l’unification de sa formation. D’autant plus qu’avant même la course, le parti que dirigeait Andrew Scheer est profondément divisé, notamment entre les conservateurs sociaux et les progressistes conservateurs. Pour ces derniers, le parti ne l’emportera pas tant que les enjeux tels l’avortement et les droits des LGBTQ n’auront pas été évacués. Des divisions existent aussi entre les militants des régions rurales et ceux des régions métropolitaines, et entre ceux du Québec et ceux des Prairies.

2 — Le nouveau chef devra moderniser, sans le dénaturer, le discours du Parti conservateur. Il devra le faire sur les questions «morales», sans pour autant antagoniser la faction la plus à droite. Il devra aussi présenter un plan conservateur crédible en matière de lutte aux changements climatiques. Ce plan devra susciter l’adhésion au sein d’une part significative de la population du centre du pays, tout en étant acceptable pour la majorité des résidents des Prairies. Quand on y pense sérieusement, souhaiter conserver notre planète devrait être un réflexe naturellement conservateur; pourtant, le parti évite cet enjeu.

3 — Le chef devra être bilingue. Quoi qu’en pense une certaine frange du PCC, l’atteinte du pouvoir au Canada est pratiquement impossible sans des appuis substantiels au Québec, et l’obtention de tels appuis exige la présence d’un leader capable de communiquer avec la majorité francophone de la province. Si le niveau de bilinguisme du chef que choisiront les militants n’est pas suffisant, il/elle devra consacrer beaucoup d’énergie à améliorer ses habiletés en français.

4 — Il y a des risques que la situation économique du pays se détériore d’ici à deux ans. Il est donc fort possible que la gestion de l’économie et des finances publiques soit au cœur des préoccupations des électeurs lors de la prochaine campagne électorale. Le nouveau chef conservateur devra se doter d’une équipe économique solide et de propositions sérieuses, allant au-delà d’une multitude de mesures ciblées visant à obtenir les votes de groupes particuliers.

Le successeur d’Andrew Scheer aura bien d’autres défis à relever. Cependant, l’essentiel de la tâche qui l’attend peut se résumer en deux mots : unir, moderniser.

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